« Il existe des fleurs qui ne méritent pas d’être accompagnées d’autres. » J’avais partagé cette pensée sur Instagram avec une branche fleurie dans un cadre de bois. En la regardant, je reviens à cette question : que faut-il vraiment ajouter ?
La branche a déjà son dessin. Une ligne sombre, des départs de tiges, des fleurs roses qui se répondent. Elle occupe le papier sans avoir besoin d’en couvrir toute la surface.
Écouter la forme
Dans une composition botanique, la matière arrive avec sa propre structure. Les pétales ne sont pas tous de la même taille ; les tiges ne suivent pas toujours la direction que l’on aurait choisie.
Ce sont ces différences qui me retiennent. Une branche penchée donne un mouvement. Deux fleurs rapprochées créent une petite densité, puis un espace plus ouvert laisse le regard continuer.
Quand je regarde cette pièce, je n’ai pas envie de corriger chaque écart. La forme garde quelque chose de vivant, même une fois pressée.
Le papier fait aussi partie du tableau
Le blanc autour n’est pas une surface oubliée. Il permet de voir les fleurs, de suivre une tige jusqu’à son extrémité, de remarquer une couleur plus pâle.
Mon regard d’architecte revient dans cette relation entre la forme et l’espace. Une composition peut être très simple et demander beaucoup d’attention. Ajouter un élément change l’équilibre ; le retirer aussi.
D’autres tableaux, comme Poésie botanique, réunissent plusieurs fleurs dans un cercle. Les deux approches me plaisent. Ce qui compte, c’est la place laissée à chacune.
Parfois, le travail consiste à rapprocher les choses. Et parfois, à reconnaître que la branche suffit déjà.
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